dissabte, desembre 24, 2011

Le Congrès américain lâche le Maroc...


Après le vote, par une majorité d'eurodéputés, contre la prorogation de l'accord de pêche UE/Maroc, interprété par tous les observateurs comme un camouflet au Maroc et comme un soutien aux intérêts des Sahraouis habitant le Sahara occidental occupé et comme un retour au respect du droit international, après les avis de la Commission des Nations unies contre la torture qui pour la première fois a épinglé le Maroc sur le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, c'est le tour ce 20 décembre 2011 du Congrès américain !
Le Congrès américain, Chambre des Représentants et Sénat, vient de voter une loi, imposant au Département d'Etat à s'assurer du respect des droits de l'homme au Sahara occidental, avant de décider des affectations budgétaires destinées au Maroc, concernant l'aide militaire aux FAR (Forces armées royales).
Le Congrès est précis: il évoque le droit des personnes à exprimer pacifiquement leurs opinions concernant le statut et l'avenir du Sahara occidental ainsi que le droit d'accès sans entrave aux journalistes, aux associations des droits de l'homme, aux gouvernements étrangers et attend du Département d'Etat qu'il fasse rapport au Congrès sur la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, conditionnant toute prise de décision budgétaire.
Cette décision du Congrès américain est très embarrassante pour le roi du Maroc, Mohamed VI et pour son armée qui a besoin de l'aide américaine.
La résistance sahraouie contre la présence marocaine qui a pris toute son ampleur avec le camp de Gdeim Izik, comme la détermination inentamée du Front Polisario et de la RASD, commencent-elles à être mieux comprises ? L'entêtement du Maroc deviendrait-il très encombrant et ne serait-il plus de mise ?
Ainsi que l'indiquait le Ministre des Affaires Etrangères de la RASD au 13éme Congrès du Front Polisario, la proposition d'autonomie du Maroc est dépassée. Il faut reprendre des négociations dans le strict respect du droit de la décolonisation qui conduise à l'organisation d'un référendum d'autodétermination libre et sans contrainte.